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Périodes Asuka et Nara (de 538 à 784)

Les premières constructions Bouddhistes encore existantes au Japon, ainsi que les bâtiments en bois les plus anciens en Extrême-Orient se trouvent à Hōryū-ji (法隆寺? « Temple de la Loi Florissante ») dont la construction débuta en 607), au sud-ouest de Nara. Construit au début du VIIe siècle, ce temple privé du Prince Shotoku (聖徳太子, Shōtoku Taishi?, 574 - 622) , se compose de 41 bâtiments indépendants. Le plus important de tous, étant, le temple principal du culte, ou kondō (金堂? salle d'or), et le gojū-no-tō (五重の塔? pagode à cinq étages) érigé au centre d'un espace ouvert entouré par un cloître couvert. Le kondō, construit selon l'ordonnancement des temples du culte Chinois, est une structure à deux étages faite d'un enchevêtrement poutres de piliers, recouverte par un irimoya (入母屋?), un toit à pignon incliné élaboré à l'aide de tuiles en céramique.



Ère Heian (de 794 à 1185)

En réaction à la prospérité et au pouvoir grandissant du Bouddhisme organisé à Nara, le prêtre Kūkai (空海, 774 - 835?), plus connu sous son titre posthume : Kōbō Daishi (弘法大師?) voyagea jusqu'en Chine pour étudier le Shingon (真言?), une forme de bouddhisme vajrayāna qu'il introduisit au Japon en 806. Au centre du culte Shingon, se trouvent divers mandalas, diagrammes de l'univers spirituel qui influença le style de temple. L'architecture bouddhique japonaise adopta aussi le stūpa dans sa forme chinoise de pagode.



Ère Kamakura (de 1185 à 1333)

Le développement principal de cette période a été la mise en place de la cérémonie du thé (茶の湯, chanoyu?) engendrant la construction de maisons où se tiennent cette manifestation : les maisons de thé (茶室, chashitsu?). Cette cérémonie consistant à passer du temps avec des personnes appréciant les arts, en se nettoyant l'esprit, avec un bol de thé servi de façon gracieuse. Le modèle rustique des petites maisons rurale fut adopté pour la création de ces maisons, mettant en avant des matériaux naturels comme des bûches recouvertes de leur écorce et la paille tissée.



Périodes Sengoku et Azuchi Momoyama (de 1493 à 1603)

Deux nouvelles formes d'architecture furent développées en réponse au climat militaire de cette époque : le château, une structure défensive construite pour loger un seigneur féodal (大名, daimyō?) et ses soldats en période de trouble. le shoin, un hall de réception privé conçu pour refléter les rapports entre seigneurs et vassaux dans la société féodale émergente. Le château de Himeji (姫路城, Himeji-jō?, 1346 - 1618), aussi connu sous le nom de « Château du Héron Blanc » (白鷺城, Hakuro-jō?), avec ses toits courbés élégants et son complexe de trois tours bâties autour du donjon principal (天主, tenshu?), est une des structures les plus belles de l'ère Azuchi Momoyama.